Calcul conventionnel du DPE

La méthode de calcul 3CL a été mise au point pour les maisons individuelles, les immeubles collectifs d'habitation, et les appartements.

Lors de la refonte du DPE intervenue en 2013, cette méthode a été améliorée pour tenir compte plus fidèlement les caractéristiques du bâtiment. Dans le même temps son champ d'application a été restreint : il n'est plus possible de l'utiliser pour les immeubles antérieurs à 1948.

Facteurs influant sur le résultat du DPE

Les critères suivants, saisis en entrée de la méthode de calcul, permettent de calculer la valeur des étiquettes 'énergie' et 'climat', et de quantifier l'effet des mesures d'amélioration proposées.

Le climat

L'emplacement géographique et l'altitude, qui déterminent le climat, influent sur les consommations de chauffage et de climatisation. Un même logement aura par exemple de meilleures performances énergétiques s'il est bâti sur le littoral méditerranéen que s'il est bâti dans l'Est de la France ou dans une région montagneuse.

Les parois déperditives

Selon les cas il peut s'agir :

Ces parois déperditives sont caractérisées par leur surface et un coefficient de transmission thermique U (en W/m².K), connu ou estimé, proportionnel aux déperditions de chaleur au travers de la paroi. Plus le coefficient U est faible, meilleure est l'isolation. Le doublage (intérieur ou extérieur) de la paroi par une couche de matériau isolant permet de réduire U et les déperditions de chaleur.

Un autre type de déperdition, les ponts thermiques, se produit à l'interface entre 2 parois de caractéristiques thermiques différentes. Ces ponts thermiques sont plus importants dans les bâtiments récents que dans les bâtiments anciens. En isolant la paroi par l'extérieur il est possible de les réduire de manière importante.

Dans les appartements il n'est pas toujours aisé de déterminer ce qui se trouve derrière une paroi (extérieur, local non chauffé, commerce, autre appartement, ...), donnée pourtant nécessaire à l'estimation des déperditions thermiques.

Les fenêtres

Les fenêtres sont, tout comme les parois, caractérisées par leur surface et leur coefficient U. L'orientation et la présence de masques (balcon, immeubles, ...) influe de plus sur leur bilan thermique.

Leur efficacité dépend du matériau constituant leur menuiserie, de leur type (simple vitrage, survitrage, double vitrage, ...), de la présence de volet.

Le remplacement des fenêtres existantes par des fenêtres plus performantes est en général beaucoup moins rentable sur le plan financier que l'isolation des parois.

Le système de ventilation

La ventilation peut être naturelle (par défaut d'étanchéité des fenêtres, tirage des conduits de fumée, ...) ou mécanique (simple ou double flux).

La ventilation des logements doit être 'générale et permanente' (arrêté du 24 mars 1982), c'est-à-dire avoir lieu même quand les fenêtres sont fermées. Une ventilation insuffisante peut notamment causer l'apparition de condensation et le développement de moisissure dans les pièces d'eau.

Cependant plus la ventilation est forte, plus les déperditions de chaleur sont importantes. La ventilation doit donc être optimisée, pour trouver un équilibre entre les exigences de renouvellement de l'air et de réduction des déperditions de chaleur.

Les systèmes de chauffage, de production d'eau chaude et de climatisation

Les systèmes ont des rendements énergétiques différents selon leur âge et leur technologie (les chaudières au gaz à condensation ont par exemple un rendement supérieur aux chaudières à gaz classiques, les pompes à chaleur un meilleur rendement que les convecteurs électriques).

Jurisprudence

La méthode 3CL est définie par :

La non signature de cette "fiche d'application" pose problème sur le plan juridique. Le Conseil d'Etat a annulé par sa décision n° 384633 du 15 juin 2016 cette "fiche d'application".

 


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